Ethanoland

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Posts Tagged ‘Textophiles’

Ma Blanche immaculée

Je pensais qu’écrire serait simple puisque mon cerveau regorge de mots, de phrases, d’idées. Mais je n’ai pas pris en compte cette page blanche qui semble vouloir le rester, je la regarde elle me nargue de son immaculée blancheur. Pourquoi ne me laisse-t-elle pas la soumettre à mon désir de la remplir ? J’aimerai en devenir son maître, la dominer mais rien n’y fait chaque fois que je pose un mot, une lettre dessus elle m’échappe et me force à supprimer ce qui vient d’être écrit, à gommer ce qui est affiché. Je voudrai la retenir, lui expliquer combien c’est vital pour moi de m’assouvir en elle, mais elle fait sa moue, me donne ce sourire qui me dit que les arguments pour la séduire devront être légion. Alors, mon regard se plonge dans la grisaille extérieure, mes méninges s’activent, mon pouvoir de séduction s’exacerbe. Comment te séduire ma belle immaculée?

::?bheart::

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Chroniques insomnies

Rêves étranges  qui sans cesse m’extirpent de mon sommeil, ventre serré sueur qui perle sur mon front, mais pourquoi mon inconscient me torture-t-il quand je suis au repos, dans l’état le plus fragile que je puisse être. Cette nuit encore un de ces cauchemars qui me laissent perplexe, vous en décrire le contenu ne le tairait pas alors je vais plutôt en exorciser le message sur les touches de mon clavier. Je vais tenter dans les premières lueurs du jour de faire en sorte que la raison chasse les loups affamés de mon passé, qui s’immiscent dans mon conscient sans défense.

Éternelle réflexion de mon moi qui m’envoi les sept plaies et sonne le glas de l’armagedon due à mes actes passés. Dieux se montre à moi, celui en qui je crois, celui que je vénère et qui est tapis au fond de mon âme durant le jour, d’abord une lueur brillante, chaude, ensuite une présence réconfortante et aimante. Puis la brûlure, le malaise. Mes entrailles se déchirent, la douleur est indescriptible, le vide qui m’habite est vertigineux. Je sombre dans une demi inconscience et la lumière qui m’enveloppe s’éteint. Ne me reste que la sensation impalpable d’une présence, une voix résonne je la connais, elle m’est familière. Elle me vocifère les accusations auxquelles je dois me plier. Je suis sur le banc des accusés, seul. Juge et jurés ne sont autre que mon inconscient et conscient matérialisés. Le crime est exposé comme de la viande morte à la  canicule, on pourrait presque sentir l’odeur de charogne qui s’en dégage, je me sens disséqué, chirurgie sans anesthésie. Les juges et jurés déroulent mes entrailles comme on déroule un parchemin et au milieux de toutes cette mélasse, ils plongent leurs doigts à la recherche d’indices accusateurs. Chaque mouvement qu’ils donnent à mes viscères me torture. Pourtant je reste là sans mot dire, ma bouche ne laisse sortir aucun sons. Puis le juge plonge son regard vide dans mes yeux en aspirant le peu de lumière qui pouvait encore en jaillir et porte son verdict. Le jugement sans appel, ma cause sans témoin ni avocat ne peut être défendue. Je suis condamné à me réveiller !

mon égo émoi,

Rivé à son Facebook, Mat navigue de profils en profils d’amis communs en amis communs, il ne le sait pas, ne l’admet pas, mais sa solitude lui est pesante. Il espère qu’au détour d’une image, d’un pseudo, d’une humeur, il trouvera l’homme de sa vie. Mais il hésite, comment faire pour que ce visage qui lui inspire mille et un fantasme partage son envie du deux ? Alors il « poque » le contact, l’objet de son désir. Mais pas de réponse. Mat se sent seul, laissé pour compte. Son subconscient le guide dans la quête absolue mais son esprit se refuse encore au partage de la vie, des divertissements et des opinions. Il est persuadé qu’être seul est la meilleure chose qui soit pour se trouver, mais pourquoi alors ressent-il un si grand vide ? Pourquoi se connecte-t-il avec frénésie à ce réseau social ? Il a tout pour être heureux, dit-il lors de brèves rencontres qui lui demandent ce qu’il est, ce qu’il fait. Mais c’est le soir seul chez lui que la solitude, cette sensation qu’il trouve sauvage et dangereuse vient à sa rencontre. Lire la suite…

Le réveil

Mes pensées sont confuses depuis mon retour de France. Ce que je prenais pour une énergie nouvelle se transforme en un chaos indompté. Tout semble m’échapper, aller trop vite.  Mon esprit se perd dans la mélasse de mes idées qui fusent. Demain qui es-tu ?
Car même si ton visage m’est flou, tu te présentes immanquablement. Tu viens me voir, parfois je distingue sans certitude un sourire au travers de l’épais brouillard qui voile ta lumière. Mais viens-tu en ami ? Je ne compte plus tous les matins où  tu es là, assis à l’aurore de mes songes espérant que les décisions que je  prendrai te donneront enfin le visage qui te revient. Tu comptes sur le jour naissant pour voir arriver mon inconnue Confiance. Chaque matin je répète ces gestes, j’occupe ce temps de la même façon. Tentant de me persuader que le mauvais sort se brisera de lui-même, que les chaînes qui emprisonnent mon amie laCréativité se briseront.
le bruit de la cuillère dans le café sonne le glas et l’ouverture d’olympiades que mon esprit ne veut plus jouer. J’ai envie de vivre, de croire, que tout va pour le mieux que ce que je fais n’est pas dû au hasard mais à de savants calculs d’alchimistes. Que tôt ou tard moi aussi je danserai sur la pierre philosophale d’une vie épanouie. Je ne quête pas l’argent stérile, je ne quête pas le bien inutile. Non ce que je veux n’est autre que me rencontrer et sentir me remplir à en éclater de bien-être et de béatitude d’un amour de soi. Parce que je sais qu’à ce moment là, Demain tu seras en fin fait à mon image !

[ethanol sur un coin de bureau]